SCP Nathalie BOIVIN et Emmanuelle PAQUET Notaires - CHAMBLY

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Souscription au capital des sociétés/Réduction I.R Réduction d'Impôt sur le Revenu Souscription au capital de sociétés 48225 Les sommes versées jusqu’au 31.12.2016 pour souscrire en numéraire au capital initial ou aux augmentations de capital de certaines petites entreprises en phase d’amorçage, de démarrage ou d’expansion (§ 48240) ou de holdings animatrices détenant exclusivement des participations dans de telles sociétés ouvrent droit à une réduction d’impôt sur le revenu. Cet avantage s’applique également, dans des conditions particulières, aux souscriptions au capital de holdings non animatrices Lire la suite

Réduction d'Impôt sur le Revenu

Souscription au capital de sociétés

48225

Les sommes versées jusqu’au 31.12.2016 pour souscrire en numéraire au capital initial ou aux augmentations de capital de certaines petites entreprises en phase d’amorçage, de démarrage ou d’expansion (§ 48240) ou de holdings animatrices détenant exclusivement des participations dans de telles sociétés ouvrent droit à une réduction d’impôt sur le revenu. Cet avantage s’applique également, dans des conditions particulières, aux souscriptions au capital de holdings non animatrices (§ 48245).

Cette réduction d’impôt est soumise au plafonnement global des niches fiscales (§ 42890).

Pour le calcul des plus-values sur valeurs mobilières et droits sociaux réalisées à partir de 2013, le gain net est diminué, le cas échéant, des réductions d’impôt effectivement obtenues à la souscription (§ 43655).

Pour les avantages liés à ces souscriptions en matière d’ISF, on se reportera aux paragraphes 40560 et suivants.

Les versements au titre des souscriptions, directes ou indirectes, en numéraire au capital de sociétés éligibles satisfont obligatoirement aux conditions du régime communautaire des aides d'État (BOFiP-IR-RICI-90-20-20-20-§ 30-19/05/2014).

Contribuables concernés

48230

La réduction d’impôt (CGI art. 199 terdecies-0 A ; ann. III, art. 46 AI bis ; BOFiP-IR-RICI-90-09/05/2014 ; RF 1051, §§ 1670 à 1699) s’applique :

-aux personnes physiques dont le domicile fiscal est situé en France et assimilées (§ 41866) qui souscrivent directement au capital de sociétés dans le cadre de la gestion de leur patrimoine privé, personnellement ou en indivision ;

-sous certaines conditions, aux membres des clubs d’investissement à raison de la fraction de leurs versements pour souscrire au capital de sociétés éligibles ;

-aux associés commanditaires des sociétés en commandite simple n’ayant pas opté pour l’IS (BOFiP-IR-RICI-90-10-20-40-§ 70-09/05/2014).

Souscriptions éligibles

48235

Les versements doivent être effectués en numéraire et constituer des souscriptions au capital initial ou aux augmentations de capital de sociétés éligibles, sous la forme de titres donnant accès au capital (actions ordinaires ou de préférence) ou de parts sociales (BOFiP-IR-RICI-90-10-09/05/2014). Le contribuable peut bénéficier de la réduction d’impôt au titre de la souscription en numéraire à une augmentation de capital par voie d’augmentation de la valeur nominale des parts ou actions qu’il détient dans la société (BOFiP-IR-RICI-90-10-10- § 20-09/05/2014).

La souscription peut être réalisée par compensation avec des créances liquides et exigibles sur la société (compte courant d’associé non bloqué, par exemple).

Les souscriptions ne doivent conférer aux souscripteurs que les seuls droits résultant de leur qualité d’actionnaire ou d’associé, à l’exclusion de toute contrepartie (tarifs préférentiels ou accès prioritaire aux biens produits ou aux services rendus par la société) (CGI art. 199 terdecies-0 A, I-2° d ter ; BOFiP-IR-RICI-90-10-20-40-§§ 280 et 290-09/05/2014).

En outre, les souscriptions réalisées par un contribuable dans les 12 mois suivant le remboursement de ses apports précédents par la société bénéficiaire sont exclues du bénéfice de la réduction d’impôt (CGI art. 199 terdecies-0 A, VI quater, 2e al.; BOFiP-IR-RICI-90-10-20-40-§§ 240 à 270-09/05/2014).

La souscription à l’augmentation du capital d’une société par compensation avec un compte courant d’associé acquis pour 1 € auprès d’une autre société, suivie d’une réduction du capital, n’ouvre pas droit à la réduction d’impôt (rescrit 2010-62 non repris au BOFiP du 12/09/2012).

Sociétés éligibles

48240

Jeunes entreprises opérationnelles. La société au capital de laquelle souscrit le contribuable (société cible) ouvre droit à la réduction d’impôt si les conditions précisées ci-après sont réunies.

(1) Ses titres ne sont pas admis à la négociation sur un marché réglementé français ou étranger défini par la directive 2004/39/CE du 21.04.2004 (BOFiP-IR-RICI-90-10-20-40-§§ 10 à 30-09/05/2014).

(2) Elle a son siège social en France ou dans un autre État membre de l’UE ou de l'Espace économique européen (Islande, Norvège, Liechtenstein) (BOFiP-IR-RICI-90-10-20-40-§§ 40 et 50-09/05/2014).

(3) Elle est soumise à l’IS, de plein droit ou sur option, dans les conditions de droit commun (même si elle en est exonérée temporairement) ou le serait, dans les mêmes conditions, si l’activité était exercée en France (BOFiP-IR-RICI-90-10-20-40-§§ 60 à 80-09/05/2014).

(4) Elle répond, à la date de la souscription, à la définition des petites entreprises, au sens de la réglementation européenne (§ 19050), est créée depuis moins de 5 ans et est en phase d’amorçage, de démarrage ou d’expansion (BOFiP-IR-RICI-90-10-20-20-19/05/2014).

(5) Elle exerce directement une activité commerciale, industrielle, artisanale, libérale ou agricole. Elle ne doit exercer ni une activité financière (banque, finance et assurance), immobilière, de gestion de patrimoine mobilier ou procurant des revenus garantis en raison d’un tarif réglementé de rachat de la production, ni une activité de production d’électricité d'origine photovoltaïque (électricité d'origine éolienne ou issue de la méthanisation, par exemple) (CGI art. 199 terdecies-0 A, I-2° d ; BOFiP-IR-RICI-90-10-20-10-§§ 30 à 100-13/01/2014) (voir aussi précision 5 ci-après).

(6) Ses actifs ne sont pas constitués, de façon prépondérante, de métaux précieux, d’œuvres d’art, d’objets de collection, d’antiquités, de chevaux de course ou de concours, de vins ou d’alcools (sauf si l'objet de la société est la consommation ou la vente au détail de vins ou d’alcools) (CGI art. 199 terdecies-0 A, I-2° d bis ; BOFiP-IR-RICI-90-10-20-30-19/05/2014).

(7) Elle compte au moins 2 salariés (1 seul si elle doit s’inscrire à la chambre des métiers et de l’artisanat) à la clôture de l'exercice qui suit la souscription ayant ouvert droit à la réduction d'IR (CGI art. 199 terdecies-0 A, I c bis; BOFiP-IR-RICI-90-10-20-40-§§ 110 à 190-09/05/2014).

(8) Elle n’accorde aucune garantie en capital aux associés ou actionnaires en contrepartie de leurs souscriptions (CGI art. 199 terdecies-0 A, I-2° f ; BOFiP-IR-RICI-90-10-20-40-§§ 200 à 230-09/05/2014).

Précisions

(3) Les souscriptions au capital de sociétés de capitaux ayant opté pour le régime des sociétés de personnes (§ 24620), au cours de la période couverte par l’option, ouvrent droit à la réduction d’impôt (BOFiP-BIC-CHAMP-70-20-40-20-§ 180-25/03/2014).

(4) Les sociétés cibles doivent donc employer moins de 50 salariés et avoir réalisé un chiffre d’affaires annuel ou avoir un total de bilan inférieur à 10 M€ au cours de l’exercice, étant précisé que la société est toujours qualifiée d’entreprise autonome, au sens de la réglementation européenne (BOFiP-IR-RICI-90-10-20-40-§ 100-09/05/2014).

La condition relative à la taille de la société cible n'est pas exigée en cas de souscription au capital d’entreprises solidaires (visées à l’article L. 3332-17-1 du code du travail).

(5) Ne sont pas éligibles, en outre, les sociétés qualifiables d’entreprise en difficulté, au sens des lignes directrices communautaires (BOFiP-IR-RICI-90-10-20-20-§§ 140 à 180-20-19/05-2014), celles relevant des secteurs de la construction navale, de l’industrie houillère ou de la sidérurgie ou celles exerçant uniquement une activité d’exportation (BOFiP-IR-RICI-90-10-20-10-§ 110-13/01/2014 ; RF 1051, § 1673).

L’activité de gestion de patrimoine mobilier s’entend de celle exercée par une société dont les parts ou actions sont exclues de l’exonération d’ISF des biens professionnels (§ 35455).

Les souscriptions au capital des entreprises solidaires (visées à l’article L. 3332-17-1 du code du travail) sont éligibles à l'avantage fiscal lorsque ces sociétés exercent une activité immobilière, financière ou relevant des secteurs de la construction navale, de l' industrie houillère ou de la sidérurgie (CGI art. 199 terdecies-0 A, I d 1er al.).

Les obligations déclaratives incombant aux souscripteurs et aux sociétés bénéficiaires des souscriptions sont fixées par décret (CGI, ann. III, art. 46 AI bis ; BOFiP-IR-RICI-90-40-09/05/2014).

48241

Holdings animatrices. Les holdings animatrices de leur groupe sont considérées comme exerçant une activité commerciale. Les souscriptions au capital de ces sociétés sont donc éligibles à la réduction d’impôt dans les conditions applicables aux investissements directs (BOFiP-IR-RICI-90-10-20-10-§ 20-13/01/2014).

La holding animatrice s’entend d’une société qui, outre la gestion d’un portefeuille de participations, participe activement à la conduite de la politique de son groupe et au contrôle de ses filiales et rend, le cas échéant et à titre purement interne, des services spécifiques, administratifs, juridiques, comptables, financiers et immobiliers (CGI art. 199 terdecies-0 A, VI quater, 3e al.).

En outre, pour ouvrir droit à la réduction d’impôt, la holding doit :

-détenir exclusivement des participations dans des sociétés opérationnelles éligibles à la réduction d'impôt (§ 48240) ;

-être constituée et contrôler au moins une filiale depuis au moins 12 mois à la date de la souscription (CGI art. 199 terdecies-0 A, VI quater, 3e al.).

48245

Holdings non animatrices. La réduction d’impôt s’applique également aux souscriptions au capital de sociétés (holdings non animatrices, business angels…) qui, à la fois (CGI art. 199 terdecies-0 A, I-3° ; BOFiP-IR-RICI-90-10-30-19/05/2014) :

-réunissent l’ensemble des conditions exigées de la société cible (§ 48240), à l’exception de celle tenant à la nature de l’activité de la société ;

-ont pour objet social exclusif de détenir des participations dans des sociétés opérationnelles, c’est-à-dire exerçant directement une activité éligible (§ 48240) ;

-n’ont pas plus de 50 associés ou actionnaires. Cette condition ne s’applique pas aux souscriptions au capital de holdings qui investissent exclusivement dans des sociétés éligibles dont le capital est détenu, pour 10 % au moins, par une ou plusieurs sociétés coopératives ou l’une de leurs unions ;

-ont comme mandataires sociaux exclusivement des personnes physiques ;

-sous peine d’amende (CGI art. 1763 C), communiquent à l’investisseur, préalablement à sa souscription, un document d’information (CGI art. 199 terdecies-0 A, I 3e e).

La souscription au capital d’une holding passive ouvre également droit à la réduction d’impôt lorsque cette holding souscrit elle-même au capital d’une holding animatrice (§ 48241), sous réserve que la première holding respecte l’ensemble des conditions ci-dessus (BOFiP-IR-RICI-90-10-20-10-§ 20-13/01/2014).

Calcul et imputation de la réduction d’impôt

Versements à retenir

48255

Plafonds. Sous réserve des particularités indiquées ci-après (§§ 48260 à 48275), la réduction d’impôt est calculée sur le montant total des versements effectués au titre des souscriptions éligibles, retenus dans la limite annuelle de 50 000 € (personnes seules) ou de 100 000 € (couples soumis à imposition commune). Pour une même année d’imposition, ces plafonds sont appréciés compte tenu de l’ensemble des souscriptions au capital de sociétés opérationnelles et au capital de holdings non animatrices (voir aussi § 48280).

La fraction des versements qui excède les plafonds annuels est reportable (§ 48270). Les reports sont pris en compte, avec les versements de l'année, pour l'appréciation des limites annuelles (BOFiP-IR-RICI-90-20-10-§ 110-09/05/2014).

Le montant de la souscription à retenir est égal au nombre de titres souscrits multiplié par leur prix d’émission ( valeur nominale + prime d’émission unitaire, le cas échéant) (BOFiP-IR-RICI-90-10-10-§ 40-09/05/2014).

Pour les souscriptions réalisées par des clubs d’investissement, chaque membre du club bénéficie de la réduction d’impôt à concurrence de la fraction de sa souscription représentative de parts ou d’actions de sociétés éligibles (BOFiP-IR-RICI-90-10-§ 20-09/05/2014).

En cas de participation à une opération comprenant à la fois une augmentation de capital et une cession de titres existants, seule la part du versement affectée à l’augmentation de capital doit être prise en compte dans la base de calcul de la réduction d’impôt (BOFiP-IR-RICI-90-20-10-§ 10-09/05/2014).

Les souscriptions effectuées le 31.12.2011 au plus tard dans le cadre du dispositif PME ont été retenues dans la limite annuelle de 20 000 € (personnes seules) ou 40 000 € (couples) en cas de souscription au capital de PME. La fraction des versements excédant ces plafonds est reportable (§ 48270).

48260

Versements échelonnés. Lorsque la date de libération effective des fonds par le souscripteur est postérieure à la date de souscription, les réductions d’impôt sont pratiquées sur le montant des versements libérés, retenus dans la limite du plafond annuel.

48265

Holding non animatrice. Le montant du versement retenu dans la base de la réduction d’impôt est proportionnel aux souscriptions en numéraire au capital initial ou aux augmentations de capital réalisées par la holding dans des sociétés éligibles. Cette proportion est déterminée en retenant (BOFiP-IR-RICI-90-20-10-§§ 20 à 70-09/05/2014) :

-au numérateur, le montant des versements effectués par la holding, à l’aide des capitaux retenus au dénominateur, au titre de souscriptions au capital initial ou aux augmentations de capital de sociétés éligibles. Seuls sont retenus au numérateur les versements réalisés avant la date de clôture de l’exercice au cours duquel le contribuable a versé tout ou partie de sa souscription au capital de la holding ;

-au dénominateur, le montant des versements reçus au cours de l’exercice par la holding et correspondant à l’appel de tout ou partie du capital initial ou de l’augmentation de capital auquel le contribuable a souscrit.

48270

Report des excédents. Le souscripteur qui effectue, au titre d’une année, des versements excédant le plafond annuel peut bénéficier de la réduction d’impôt, à hauteur de l’excédent et dans la limite du plafond légal, au titre de l’année suivante puis, le cas échéant et selon le montant du versement, des 4 années suivantes (CGI art. 199 terdecies-0 A-II, 2e al.).

Un souscripteur qui a effectué, en 2013, des versements excédant les limites de 50 000 € ou 100 000 € peut donc bénéficier, à hauteur de l’excédent, dans la limite du plafond de 50 000 € ou 100 000 €, de la réduction d’impôt au titre de 2014, puis, le cas échéant, des années 2015, 2016 et 2017.

Si, au titre des années suivantes, le contribuable procède à de nouveaux versements, les excédents non encore utilisés et reportés ouvrent droit à la réduction d’impôt avant les versements de l’année considérée. Pour les années suivantes, le report s’effectue en utilisant d’abord les excédents non utilisés les plus anciens (BOFiP-IR-RICI-90-20-10-§ 140-09/05/2014).

Articulation entre les plafonds. Les fractions excédentaires des versements effectués le 31.11.2011 au plus tard dans le cadre du dispositif PME (§ 48255) ne peuvent être reportées, pour l’imposition des revenus des années 2012 à 2015, qu’à hauteur des plafonds de versements de 20 000 € ou 40 000 €, selon la situation de famille du contribuable (BOFiP-IR-RICI-90-20-10-§ 130-09/05/2014).

De plus, pour un contribuable bénéficiant, au titre des années 2012 à 2015, des plafonds de 50 000 € ou 100 000 € et de fractions excédentaires de versements reportées au titre du dispositif PME, le plafond total ne peut excéder, au titre de la même année, 50 000 € ou 100 000 € selon sa situation de famille.

48275

Report des excédents résultant du plafonnement global de 10 000 €. Pour les versements afférents aux souscriptions effectuées à compter de 2013, la fraction de la réduction d'impôt qui ne peut pas être imputée en raison de la mise en œuvre du plafonnement global des niches fiscales (§ 42890) peut être reportée sur l'impôt dû au titre des années suivantes, jusqu'à la 5e inclusivement (CGI art. 199 terdecies-0 A, II, al. 3 ; BOFiP-IR-RICI-90-20-10-§ 220-09/05/2014). Pour déterminer cet excédent au titre d'une année, il est tenu compte, dans cet ordre, de la réduction d'impôt accordée au titre :

-des versements réalisés au cours de la même année ;

-des reports de versements excédentaires (§ 48270) ;

-des reports de réduction d'impôt au titre d'années antérieures au titre de ce nouveau mécanisme de report.

Pour la détermination de cet excédent, les avantages fiscaux (soumis ou non au plafonnement global) dont le contribuable peut, par ailleurs, bénéficier, ne sont pas pris en compte.

Taux de réduction d’impôt

48280

Le taux de la réduction d’impôt est de 18 %. En cas de libération progressive du capital, le taux applicable est celui de l’année du versement (BOFiP-IR-RICI-90-20-10-§ 160-09/05/2014). Lorsque la date de libération effective des fonds intervient postérieurement à la date de souscription, les versements ouvrent droit à la réduction d’impôt au taux en vigueur à la date de libération effective des fonds (BOFiP-IR-RICI-90-20-10-§ 170-09/05/2014).

La réduction d’impôt accordée au titre des reports excédentaires (§ 48270) est calculée au taux en vigueur lors du versement ouvrant droit à l’avantage fiscal (BOFiP-IR-RICI-90-20-10-§ 170-09/05/2014). Ainsi, le taux de réduction d'impôt est de :

-25 % sur les fractions de versements reportées au titre des versements effectués jusqu’au 31.12.2010 ;

-22 % sur les fractions de versements reportées au titre des versements effectués en 2011 ;

-18 % sur les fractions de versements reportées au titre des versements effectués à compter de 2012.

Année d’imputation de la réduction d’impôt

48285

Le contribuable bénéficie de la réduction d’impôt au titre des années au cours desquelles il procède au versement, total ou partiel, de la souscription.

Seuls les investissements ayant donné lieu à un décaissement effectif ouvrent donc droit à l'avantage.

En cas de souscription via une holding non animatrice, la réduction d’impôt est accordée au titre de l’année de clôture de l’exercice de la holding au cours duquel le contribuable a versé tout ou partie de sa souscription (CGI art. 199 terdecies-0 A, I-3°, dernier al.).

Par tolérance, lorsque l’exercice de la holding ne coïncide pas avec l’année civile, la réduction d’impôt s’applique au titre de l’année civile au cours duquel le contribuable verse sa souscription au capital de la holding si les conditions suivantes sont remplies (BOFiP-IR-RICI-90-20-10-§ 90-09/05/2014) :

-la holding procède, avant la fin de cette année civile, au versement de la totalité des souscriptions qu’elle a reçues, au titre de l’opération à laquelle le contribuable a participé, au capital de sociétés éligibles ;

-les versements du contribuable et de la holding interviennent au cours du même exercice.

Le 15.09.2013, un célibataire a souscrit au capital initial d’une holding en versant 20 000 €.

La holding a un premier exercice courant du 1.07.2013 au 30.06.2014. Cette holding a investi, le 30.11.2013, la totalité des fonds appelés constitutifs de son capital initial dans la souscription au capital d’une société éligible.

Le contribuable verse sa souscription au capital de la holding au cours de l’exercice 2013-2014. La réduction d’impôt lui est accordée au titre :

-soit de 2013 en application de la tolérance ;

-soit de 2014, année de clôture de l’exercice de la holding au cours duquel il a versé sa souscription.

Les modalités d'application de la réduction d'impôt en cas de changement de situation matrimoniale sont précisées par l'administration (BOFiP-IR-RICI-90-20-20-10-19/05/2014).

Articulation avec d’autres dispositifs

48290

La réduction d’impôt ne s’applique pas à la fraction des versements effectués au titre de souscriptions ayant donné lieu à une réduction d’impôt sur le revenu (CGI art. 199-terdecies 0-A, VI quater ; BOFiP-IR-RICI-90-20-20-30-12/09/2012) :

-pour investissement outre-mer sous forme d’une souscription au capital de SDR, de sociétés soumises à l’IS, de sociétés en difficulté ou de SOFIOM (visées aux f, g et h de l’article 199 undecies A, 2 du CGI) (§ 42150) ;

-pour investissement outre-mer via une entreprise (§ 42170) ;

-au titre des emprunts souscrits pour la reprise d’une entreprise (§ 38910) ;

- pour souscription au capital de Sofica (§ 48170).

De même, la réduction d’impôt ne s’applique pas à la fraction des versements effectués au titre de souscriptions ayant donné lieu :

-à la réduction d’ISF (§ 40560) ;

-à la déduction du salaire brut des intérêts contractés pour acquérir les parts d’une SCOP issue d’une société existante (§ 47452).

Par ailleurs, lorsque le contribuable obtient la réduction d'impôt pour une souscription, il ne peut pas placer les actions ou parts correspondantes dans un PEA, un PEA-PME ou un plan d’épargne salariale (PEE, PEI ou PERCO) (§§ 42970 et 43120).

Sur l’articulation avec l’exonération des plus-values sur titres de JEI, on se reportera au paragraphe 48295. Enfin, pour le calcul des plus-values sur valeurs mobilières et droits sociaux réalisées à partir du 1.01.2013, le gain net est diminué, le cas échéant, des réductions d’impôt effectivement obtenues à la souscription (§ 43655).

Obligation de conservation des titres

48295

Remise en cause. La réduction d’impôt est reprise lorsque, pendant les 5 années suivant celle de la souscription, sont cédés (CGI art. 199 terdecies-0 A, IV, 2e al.; BOFiP-IR-RICI-90-30-09/05/2014) :

-les titres de la société dans laquelle le contribuable a souscrit (souscription directe au capital de la société opérationnelle ou de la holding) ;

-les titres de la société opérationnelle dans laquelle la holding interposée a souscrit.

La reprise est pratiquée au titre de l’année de la cession.

Lorsque l’investissement est réalisé via une holding, la condition de conservation des titres pendant 5 ans doit être respectée à la fois par (CGI art. 199 terdecies-0 A, IV, 2e al.; BOFiP-IR-RICI-90-30-§ 50-09/05/2014) :

-l’investisseur personne physique (obligation de conservation des titres de la holding interposée) ;

-et la holding interposée (obligation de conservation des titres de la société éligible).

Les fusions, les scissions et les opérations d'offres publiques n'entraînent pas la remise en cause de l'avantage, mais l'obligation de conservation des titres est transférée sur les titres reçus en échange (BOFiP-IR-RICI-90-30-§ 90-09/05/2014). Cette tolérance ne s'applique pas si les titres sont apportés à une offre publique d'achat (OPA) (rescrit 2011-31 sous BOFiP-IR-RICI-90-30-§ 90-09/05/2014).

Les réductions d’impôt sont reprises également si :

-pour les souscriptions effectuées à compter du 13.10.2012, le souscripteur est remboursé de ses apports avant le 31 décembre de la 10e année suivant celle de la souscription, quelle que soit la forme de ce remboursement (numéraire, en nature…) (CGI art. 199 terdecies-0 A, IV, 2e al.). Cette obligation ne s’oppose pas à la revente des titres, par le redevable, au terme du délai de conservation (BOFiP-IR-RICI-90-30-§ 140-09/05/2014). Le délai de non-remboursement des apports est ramené à 5 ans pour les parts investies dans des entreprises solidaires et dans des établissements de crédit dont 80 % de l'ensemble des prêts et des investissements sont effectués en faveur d'entreprises solidaires ;

-le contribuable demande l’exonération des plus-values de cession des titres de jeunes entreprises innovantes (JEI ou JEU) (gains réalisés avant 2014) (§ 43605).

Bien entendu, la réduction d’impôt peut être remise en cause lorsque l’une des conditions tenant à la société-cible ou l’une des obligations incombant aux souscripteurs ou à la société n’est pas satisfaite.

48300

Dispense de reprise. Aucune reprise n’est effectuée dans les cas suivants (CGI art. 199 terdecies-0 A, IV, 2e et 3e al.) :

-cession ou remboursement des titres résultant du licenciement, de l'invalidité ou du décès du contribuable ou de l’un des époux (ou partenaires) soumis à une imposition commune ;

-annulation des titres consécutive à la liquidation judiciaire de la société opérationnelle dans laquelle le contribuable a souscrit, directement ou par l’intermédiaire d’une holding, si ses apports ne lui sont pas remboursés pendant la durée de conservation des titres (BOFiP-IR-RICI-90-30-§ 120-09/05/2014) ;

-donation des titres à une personne physique. L’obligation de conservation des titres est transférée au donataire pour la durée restant à courir ; à défaut, la reprise est effectuée au nom du donateur. Cette dispense de reprise ne s’applique pas si le donataire est remboursé des apports avant le 31 décembre de la 10e année suivant celle de la souscription (CGI art. 199 terdecies-0 A-IV, 2e al.) ;

-démembrement des titres souscrits. La réduction d’impôt n’est donc pas remise en cause en cas de donation de l’usufruit ou de la nue-propriété des titres souscrits, sous réserve que l’obligation de conservation des titres soit, d’une part, poursuivie par le donateur sur les droits démembrés non transmis et, d’autre part, reprise par le donataire sur les droits démembrés transmis (BOFiP-IR-RICI-90-30-§ 110-09/05/2014).

48305

Quotité reprise. La réduction d’impôt est intégralement remise en cause dans les cas suivants (BOFiP-IR-RICI-90-30-§ 180-09/05/2014) :

-le contribuable cède les actions ou parts ayant donné lieu à la réduction d’impôt avant le 31.12 de la 5e année suivant celle de leur souscription ;

-pendant ces 5 années, la holding interposée cède les parts ou actions reçues en contrepartie de sa souscription au capital de sociétés éligibles.

Toutefois, en cas de cession partielle ou de remboursement partiel des titres, la réduction d’impôt n’est reprise qu’à hauteur du nombre de titres cédés ou remboursés, toutes les autres conditions étant par ailleurs respectées. Cette tolérance s’applique également en cas de cession partielle, par la holding, ou de remboursement partiel à la holding, des titres reçus en contrepartie de la souscription au capital de sociétés prises en compte pour le bénéfice de la réduction d’impôt (BOFiP-IR-RICI-90-30-§ 180-09/05/2014).

 

Actualités

23/12/2021 Escroquerie : recrudescence des tentatives de fraudes et d'usurpation d'identité de notaires

Soyez vigilants ! De faux notaires sollicitent des particuliers indiquant qu'ils sont héritiers d'une assurance-vie. Il s'agit d'une tentative d'escroquerie.

Lire la suite sur le site des Notaires de France
17/02/2021 Habitat indigne et permis de louer Lire la suite
Institué pour lutter contre l’habitat indigne, le permis de louer est aujourd’hui en vigueur dans une centaine de communes et fait de plus en plus l’objet de délibérations au sein des mairies et des intercommunalités.

Les logements indignes présentent des risques pour la santé ou la sécurité de leurs occupants. Ils sont parfois à l’origine de drame tels que l'effondrement de deux immeubles de la rue d'Aubagne à Marseille le 5 novembre 2018, entraînant la mort de huit personnes.

Le permis de louer a été introduit par la Loi ALUR du 24 mars 2014. Le décret d’application de cette mesure donne la possibilité aux communes ou intercommunalités d’identifier des zones (quartiers ou résidences) comportant une proportion importante d'habitats dégradés et d’imposer sur ces territoires une autorisation préalable à la location. Celle-ci est délivrée après que la collectivité se soit assurée de la salubrité du logement. Dans le cas contraire, le bailleur a l’interdiction de louer son bien.

Le défaut de permis de louer peut être sanctionné par le préfet jusqu'à 5 000 €, voire 15 000 € en cas de récidive. Le préfet de l’Essonne a récemment prononcé une amende de 15 000 € à l’encontre d’un propriétaire qui persistait à louer son logement au sein de la copropriété Grigny 2 malgré l’interdiction qui lui en avait été faite.

Avant de mettre son bien sur le marché, il est donc indispensable de se renseigner en mairie.

Le permis de louer s’applique aux locations à usage de résidence principale, vides ou meublées, au moment de la mise en location ou de la relocation du logement à un nouveau locataire. L’autorisation doit être jointe au bail. La reconduction et le renouvellement de location avec le même locataire ne sont pas concernés, tout comme les locations touristiques qui sont soumises à d'autres formalités.

Selon les collectivités, la demande d’autorisation préalable peut être gratuite ou payante. Les collectivités disposent d’un délai maximal d'un mois pour répondre aux demandes de permis de louer, à défaut de réponse, il est réputé accordé.

Consulter le formulaire de demande

 

16/02/2021 Famille recomposée, comment bien vous organiser ? Lire la suite
Lorsqu’un nouveau couple se forme, certaines dispositions doivent être prises pour construire un avenir commun tout en sécurisant les enfants issus d’unions précédentes.

Pacs ou mariage ?

  • Le mariage, plus formel, offre une meilleure protection du survivant grâce à la pension de réversion et du plus faible avec la prestation compensatoire.
  • Le Pacs doit être accompagné d’un testament pour donner au survivant le statut d’héritier.

Prévoir un contrat de mariage

Si vous vous remariez et que vous avez chacun des enfants, le régime de séparation de biens peut être plus adapté car :

  • il cloisonne les patrimoines ;
  • il évite les conflits entre les enfants et le beau-parent en cas de décès.

Attention ! Le choix du régime matrimonial résulte d’une analyse complète de sa situation familiale et patrimoniale.

Adopter l'enfant de l’époux

  • Cette démarche permet de donner aux enfants du conjoint les mêmes droits qu’à ses propres enfants. Cela consolide juridiquement la relation humaine qui s’est tissée au fil des années entre le beau-parent et l’enfant.
  • Il s’agit d’une adoption simple et non plénière. La filiation est établie avec l’adoptant mais l’enfant conserve également ses liens juridiques avec sa famille biologique. Il peut hériter des deux familles.

Attention ! C’est un acte irrévocable. Il perdure même en cas de divorce.

Donner ensemble à tous ses enfants

La loi permet de procéder à une seule donation-partage au profit de tous ses enfants, issus ou non de l’union.

Attention ! Cet acte est irrévocable. En cas de séparation, les enfants du conjoint partent avec la part des biens communs données.

16/02/2021 Combien donner à ses petits-enfants sans payer d’impôt ? Lire la suite
Les grands-parents peuvent désormais profiter de trois dispositifs différents, qui peuvent être cumulés, pour faire des donations à leurs petits-enfants.

Le don manuel de sommes d’argent de 31 865 €

  • Un grand-parent peut effectuer un don manuel de sommes d’argent d’un montant de 31 875 €, exonéré d’impôt (article 757 du Code général des impôts).
  • Le bénéficiaire du don (ou son représentant légal) doit déclarer le montant reçu au centre des impôts via le formulaire n°2735.

Le don « Sarkozy » sous condition d’âge de 31 865 €

  • Depuis 2007, un grand-parent peut effectuer un autre don de 31 865 € en exonération d’impôt (article 790 G du Code général des impôts) à condition qu’il soit âgé de moins de 80 ans et que le petit-enfant soit majeur.

La donation de 100 000 € sous condition d’usage

  • Un grand-parent peut désormais aussi donner 100 000 € à son petit-enfant, sans payer d’impôt, à condition que ce dernier utilise cette somme pour la construction de sa résidence principale ou pour réaliser des travaux d’économie d’énergie dans sa résidence principale.
  • Attention, le plafond de 100 000 € s’entend pour l’ensemble des donations effectuées par les grands-parents.

À savoir

  • Les trois abattements sont cumulables.
  • Les deux abattements de 31 875 € se reconstituent tous les quinze ans.
  • L’abattement de 100 000 € ne s’appliquera que jusqu’au 30 juin 2021.
16/02/2021 Contrat d’assurance obsèques : comment faire le bon choix ? Lire la suite
Plus de 610 000 personnes décèdent chaque année en France. Nombreuses sont celles qui souhaitent souscrire un contrat d’assurance obsèques afin de ne pas laisser leurs proches dans l’obligation de financer et d’organiser leurs funérailles. Encore faut-il s’y retrouver dans les multiples solutions proposées.

Les personnes endeuillées et donc fragilisées n’ont pas toujours le temps, ni la volonté, dans ces moments difficiles, d’analyser dans le détail le coût des prestations proposées par les différents opérateurs. En effet, l’inhumation ou la crémation doit être réalisée dans un délai compris entre un et six jours après la date du décès, alors que les proches peuvent être dispersés géographiquement. Pour autant, ce coût représente une dépense comprise, en général, entre 1 500 et 7 000 €. En 2019, un rapport de la Cour des comptes a dénoncé non seulement une évolution tarifaire globalement défavorable aux familles, l’indice du prix des prestations funéraires ayant augmenté deux fois plus vite que celui des prix à la consommation, mais aussi un manque de transparence dans les offres proposées.

Financement des obsèques

Un premier type de contrats d’assurance est destiné à financer uniquement les obsèques. Dans ce cas, le souscripteur détermine un montant de capital destiné à régler ses funérailles. Il désigne un bénéficiaire qui peut être un proche ou une société de pompes funèbres. Au décès de la personne assurée, l’assureur verse le capital au bénéficiaire désigné, ce capital servant à financer tout ou partie des obsèques. S’il s’agit d’un proche, ce dernier dispose de toute latitude dans le choix des prestations funéraires en respectant les éventuelles dispositions du défunt. Si le bénéficiaire est une société funéraire, elle perçoit le capital au décès de l’assuré, en règlement des frais d’obsèques.

Lorsque ce capital est supérieur à la facture présentée par la société de pompes funèbres, le solde est alors versé aux autres bénéficiaires désignés par le souscripteur.

Financement et organisation des obsèques

Un autre type de contrat prévoit non seulement de financer les obsèques mais aussi de les organiser. De ce fait, la personne souscrit à la fois un contrat d’assurance obsèques destiné à les financer et un contrat de prestations funéraires auprès d’une société de pompes funèbres. Dans ce cas, le bénéficiaire du contrat est obligatoirement l’opérateur funéraire désigné par l’assuré. Le souscripteur du contrat choisit et organise, dans le détail, ses obsèques : inhumation ou crémation, cérémonie civile ou religieuse, modèle de cercueil, couronnes, avis de parution dans la presse, fairepart et remerciements… qui font l’objet d’un contrat individualisé et détaillé. Le souscripteur dispose ensuite de la possibilité de modifier à tout moment les prestations choisies. Il peut également changer de prestataire funéraire.

Le choix de la prime

Afin de financer ses funérailles, le souscripteur d’un contrat d’assurance obsèques peut prévoir de verser une prime unique, des primes périodiques durant une certaine durée, par exemple dix années, ou des primes viagères. Du fait de taux d’intérêt actuellement très faibles, la revalorisation du capital assuré peut être inférieure au coût à payer pour les obsèques qui augmente à un rythme supérieur. Il en résulte que les proches doivent, dans cette hypothèse, payer la différence. En ce qui concerne le choix de la prime, il est conseillé de verser une prime unique, si l’on dispose du capital. En effet, il vaut mieux éviter la prime viagère, surtout si l’on est assez jeune, car le total des primes versées risque d’être supérieur au capital réglé par l’assureur. Dans la même optique, ne souscrivez pas trop tôt le contrat car votre espérance de vie est encore importante et votre capital assuré pourrait subir l’érosion monétaire en cas de reprise de l’inflation. Une souscription à partir de 65 ans semble pertinente. Sachez que les assureurs prévoient un âge maximal de souscription qui varie, le plus souvent, en fonction du type de prime versée entre 70 et 85 ans.

Les points à vérifier

Si vous n’arrivez plus à payer vos primes, vous avez la possibilité d’arrêter de verser et de récupérer votre capital. Toutefois, cette opération de rachat peut entraîner des frais prélevés par l’assureur qui peuvent être élevés. Il convient donc d’être vigilant sur ce point. En général, l’assureur ne vous demandera aucun examen de santé ni questionnaire médical lors de la souscription. Toutefois, il existe un délai de carence qui peut être important. Il est fixé entre six mois et deux ans selon les compagnies d’assurances pour les maladies dites prévisibles. Ce délai est fixé afin d’éviter qu’une personne ne souscrive un contrat d’assurance obsèques lorsqu’elle découvre qu’elle n’a plus beaucoup de temps à vivre. En revanche, les décès accidentels, par nature imprévisibles, sont toujours garantis. La simple lecture des documents commerciaux ou publicitaires n’est donc pas suffisante pour pouvoir comparer utilement les points importants des offres : frais de gestion, revalorisation du contrat, frais de rachat, délai de carence… Seule l’analyse des conditions générales vous permet de connaître exactement les conditions contractuelles.

Or, certains assureurs peuvent se montrer rétifs pour vous transmettre ce document, pourtant indispensable à votre bonne information. Il vous appartient donc d’exiger la communication de ce document avant toute souscription.

Informer vos proches de la souscription 

Il est essentiel que vous préveniez vos proches de la souscription du contrat d’assurance obsèques, de la formule choisie, des garanties existantes et des bénéficiaires désignés. La transmission d’une copie des conditions générales et particulières au bénéficiaire est même recommandée pour ne pas perdre en efficacité.

En effet, votre famille devra se montrer très réactive afin d’effectuer les démarches nécessaires dans un délai court. Or, certaines compagnies d’assurance demandent la communication de nombreuses pièces et les démarches pouvant prendre beaucoup de temps. De plus, les services de gestion de certaines compagnies peuvent être surchargés et le capital versé, dans ce cas, trop tardivement.

Si vous ne savez pas si la personne décédée a souscrit un contrat, vous pouvez mandater le notaire en charge de la succession pour qu’il puisse interroger l’administration fiscale qui gère le fichier FICOVIE. Toutefois, seuls les contrats dont le montant total de primes versées est supérieur à 7 500 € sont enregistrés dans ce fichier. Vous pouvez également interroger directement l’AGIRA par l’envoi d’un simple courrier via un formulaire spécifique aux contrats d’assurance obsèques, disponible sur le site www.agira.asso.fr.

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